Hagen est parti suite à ses coliques, je lui dédie ce poème :
cette nuit un bel ange alezan s'est envolé
vers la liberté vers un monde meilleur
il a quitté ce monde qu'il aimait
laissant derrière lui sa Valérie en pleurs
cette nuit un bel ange alezan se pose sur un nuage
retrouve la douceur qu'il a appréciée toute sa vie
enfin il a l'occasion de nous voir de là haut
d'oublier la souffrance qui peu a peu l'a detruite
cette nuit un bel ange alezan regarde cette terre
sur sa mort tout le monde crie et pleure
regarde la vie des autres devenir enfer
mais il ne sera plus là pour consoler leur malheur
cette nuit un bel ange alezan verse une larme
sur ce monde qu'il a prematurement quitté
contre sa souffrance il n'avait plus d'armes
il n'a trouvé que la mort comme alliée
pourtant il nous a aimé et ne nous oubliera jamais
petit poème que j'ai arrangé comme je le sentais .... Helene
Petite explication depuis le début de ses coliques si un jour cela vous arrive :
Ce lundi 14 mai, Hagen est rentré à la clinique de Gand suite à des coliques. Elles se sont déclarées dans l'après-midi, son état général était assez bon. Il a malgré tout dû être opéré mercredi, ce qui a révélé la présence de trois bouchons (deux au niveau du colon et un dans l'intestin grêle ainsi qu'un déplacement de l'intestin grêle).
A présent, son rythme cardiaque reste élevé (60 bt/mt), il est un peu abattu, sans doute suite à l'anesthésie et aux médicaments (anti-inflam matoires et anti-biotiques) qui lui sont injectés ainsi qu'au fait que le post-opératoire faisant suite à des interventions pratiquées sur l'intestin grêle est toujours plus lourd. Hier, son transit n'était toujours pas rétabli et il continue à avoir du reflux au niveau de l'estomac (3litres/4h) bien que celui-ci ait largement diminué par rapport à vendredi (20 et 10 litres). Pour le moment, il subit un nouveau traitement à base de pro-kinétiques en vue de rétablir son transit (ce qui peut prendre plusieurs jours).
Plusieurs possibilitées sont envisagées quant à la survenue de ses coliques:
- Une mauvaise dentition peut être à l'origine d'une mauvaise assimilation de la nourriture;
- Son défaut d'être vorace (qui lui a déjà valu un passage à Gand)
- Un surplus de protéines par rapport à l'apport en fibres qu'il aurait reçu
- Les vétérinaires envisagent aussi la probabilité d'un cas aigu de "grass sickness" mais cela reste difficile à déterminer car les symptômes de cette maladie sont très similaires à ceux des coliques et aux complications post-opératoires.
20-05-2007, 13:44:05 Marie Poppins
09-06-2007
Verdict - Cas de Grass Sickness
Voilà, les résultats de l'autopsie d'Hagen me sont parvenus.
Ils confirment malheureusement ce que l'on craignait : un cas aigu de maladie d'herbe (Grass Sickness).
Cette maladie, qu'il ne faut pas confondre avec la Myopathie Atypique, est contractée par le cheval après avoir ingéré au pré une toxine (? c'est une hypothèse avancée par les scientifiques) contenue dans l'herbe.
Cette toxine s'attaque directement au système nerveux autonome et provoque une paralysie du système digestif.
Dans les cas aigus et sub-aigus, les symptômes cliniques de cette maladie sont très proches des coliques habituelles du cheval : le cheval est abattu, regarde son ventre, se roule, cherche à se mordre et tape ses postérieurs contre son abdomen.
Ensuite, on observe, selon les cas, une transpiration inégale, une augmentation du rythme cardiaque, une absence totale de gargouillis, une salivation plus ou moins importante, un relâchement du pénis, des tremblements et parfois un souffle dû à la présence de croûte de "vomi" dans l'oesophage.
La digestion n'ayant plus lieu, l'estomac se remplit continuellement d'un liquide jaune ocre malodorant appelé "reflux" (qu'il faut extraire à l'aide d'une sonde gastrique), plusieurs bouchons se forment dans les intestins; ceux-ci sont composées de matière désséchée. Dans les cas aigus et sub-aigus, il n'y a aucune possibilité de guérison, une opération visant à "nettoyer" les intestins et l'usage de prokinétiques en vue de provoquer une motilité digestive restent sans effets.
Pour les cas chroniques, peu de chevaux parviennent à survivre (généralement, ils ne sont plus que des épaves), leurs intestins continuent à fonctionner mais ils maigrissent très vite, sont déprimés, s'alimentent et avalent très difficilement (avec en plus des risques de pneumonie parce que la nourriture risque d'aller dans les poumons). Comment éviter cela? Il n'existe pas à proprement parler de réponse étant donné que l'on ignore toujours l'origine exacte de cette maladie.
Tout au plus certaines études ont montré la pertinence de certains facteurs.
Ainsi, un temps sec où la température oscille entre 7° et 11° dix jours de suite, les mois de l'année entre avril et juillet (ainsi que le mois de septembre), la présence de trop de chevaux ensembles dans un même pré, les sols où l'on note une forte proportion de sable ou d'argile, la présence d'oiseux domestiques à proximité (poules, oies,...), le stress et l'emploi d'un vermifuge à base d'ivermectine lors de la mise au pré sont des facteurs favorisant la maladie d'herbe. Alors que le fait de partager le pré avec des vaches, de donner du foin en plus du pâturage, la présence de craie dans la nature du sol et l'utilisation d'un vermifuge ne contenant pas d'ivermectine (à base de benzimidazolé ou de probendiazolé tels que Telmin, Equimint ou Rintal) lors de la mise au pré semble atténuer les risque de maladie de l'herbe.
En ce qui me concerne, il n'y a pas eu de temps sec et ensoleillé mais un temps pluvieux soudain faisant suite à notre beau mois d'avril où la température à oscillé entre +/- 6° et 15° plusieurs jours de suite, la parcelle était assez grande pour les trois chevaux, ils se connaissent et Hagen ne semblait pas stressé, il y a des oies à proximité mais elles ne sont pas en contact direct avec la pâture et il a été vermifugé avec un vermifuge à base d'ivermectine.
Maintenant, pourquoi lui et pas les deux autres (ils étaient soumis au même régime et en prairie avec lui au même moment et on reçu le même vermifuge)?
Cette prairie est utilisée depuis des années par différents chevaux et aucun n'a contracté cette maladie.
A présent, le risque que d'autres la contractent est sensiblement augmenté car il arrive que d'autres chevaux soient frappé de maladie de l'herbe s'ils fréquentent la même parcelle ou la même prairie que celle où un cas s'est produit.
En ce moment, Rimelle et Aranjuez sont en box, d'autres chevaux continuent à brouter dans les parcelles voisines de la prairie où était Hagen sans présenter le moindre symptôme.
Dans tous les cas de figure, mon cheval était condamné dès le début, j'ai au moins eu la chance d'avoir tout tenté même si cela était vain et de ne pas l'avoir retrouvé mort en plein milieu de la prairie.
09-06-2007, 16:47:40 Marie Poppins
Hagen Maladie de l herbe Grass Sickness